Structure d'un astronef

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Les tout premiers engins spatiaux, actionnés par des fusées à carburant chimique, étaient des carcasses presque nues. Conçus pour de courtes missions, ils étaient souvent sans équipage ou avec un personnel peu nombreux. Leurs équipements se sont multipliés et perfectionnés avec l'apparition de vaisseaux au long cours, capables de transporter des lourds équipements de stations ou des milliers de passagers, et disposant d'une source d'énergie presque illimitée.

Coque

Le navire est construit autour de sa coque, qui contient tous les systèmes actifs. La coque est un contenant, mais aussi une armure, qui protège des dommages l'intérieur du navire. Elle détermine également la capacité de charge du navire.

La coque d'un navire est divisée en sections. De nombreux navires sont modulaires : des sections entières peuvent être modifiées très rapidement.

Energie

La plupart du temps, les navires spatiaux utilisent la fusion thermonucléaire pour produire les énormes quantités d'énergie requises par le vol spatial à accélération constante et plus encore par le passage en hyper-espace. Divers systèmes d'appoint permettent d'augmenter la capacité et de maintenir le navire fonctionnel en cas de problème sur le réacteur principal. La répartition de l'énergie entre les sous-systèmes consommateurs est dévolue à des réseaux d'accumulateurs et de répartiteurs, directement contrôlables par le pilote.

Propulsion

Les systèmes de propulsion se limitent sur un planètonef au distorseur et aux verniers ioniques. Sur un astronef, il convient d'y ajouter les motivateurs d'hyper-espace et dans de rares cas les perceurs.

En espace libre, tous ces systèmes sont au premier plan des demandes en énergie. En manœuvres rapprochées, cependant, en raison des effets d'interférence que subissent les distorseurs, les accélérations engendrées et l'énergie consommée diminuent drastiquement. Dans ces conditions, la consommation d'énergie de la propulsion devient secondaire par rapport aux autres systèmes.

Boucliers

Un navire ne pourrait survivre aux météorites sans boucliers de navigation. Ceux-ci l'entourent d'une couche de plasma instable, sans cesse renouvellée, capable d'arrêter la plupart des impacts. Quasiment tous les navires possédent des boucliers plus puissants qu'il ne serait nécessaire pour simplement arrêter les météorites. En effet, les boucliers protégent également contre les effets des armements d'éventuels hostiles.

Support-vie

On désigne ainsi l'ensemble des systèmes permettant à l'équipage de trouver des conditions proches de celles de sa planète natale, ou au pire d'assurer sa survie en cas d'urgence. Ceci comprend les purificateurs d'atmosphère, les compensateurs de gravité, les habitats centrifuges, le cockpit des chasseurs et tout une variété de dispositifs divers, dépendant de la taille et de la destination du navire.

Senseurs

Dans l'espace, un navire est loin d'être aveugle. Il est capable de détecter d'autres navires à de grandes distances, en utilisant plusieurs moyens très différents :

  • Détecteurs d'ondes gravitationnelles, permettant de voir de très loin les objets massifs (planètes), d'assez loin l'activation d'un point de saut, et de beaucoup plus près, le fonctionnement d'un moteur à distorsion,
  • Caméras externes sur la coque, permettant d'obtenir des images des objets externes à des distances plus faibles,
  • Radars passifs détectant le bruit électromagnétique émis par un navire et aidant à l'identifier,
  • Radars actifs à courte portée permettant d'acquérir une cible pour les armements de bord,
  • Combinaison de capteurs associés à des logiciels de traitement des données pour scanner l'intérieur d'un navire.

Exemple : un cargo moyen standard de classe Irali saute dans un système et rejoint un second cargo identique :

  • L'activation du point de saut lors de son apparition dans le système est détectable à une distance d'environ une demi Heure-Lumière (30 mn-l), soit environ 4 Unités Astronomiques,
  • La signature de ses distorseurs ne sera visible qu'à environ 10 mn-l, soit un peu plus de 1 UA,
  • Les émissions électromagnétiques du navire deviennent détectables aux alentours de la minute-lumière,
  • Les armements de bord (par exemple des mines à interférence contre les pirates) peuvent le prendre pour cible à peu près à cette même distance,
  • Les caméras permettent d'en obtenir une image reconnaissable aux alentours de la seconde-lumière,
  • Enfin, scanner l'intérieur d'un navire ne peut se faire qu'à très courte portée, soit quelques kilomètres.

Ces valeurs sont valables si le navire observateur sait à peu près où pointer ses capteurs. Dans le cas contraire, les senseurs de veille ont généralement une portée 2 à 3 fois plus courte.

Plus la masse d'un appareil est faible, plus ses signatures ne sont détectables qu'à courte portée. Cette furtivité due à la masse est également valable pour un missile muni de distorseurs.

Utiliser la propulsion conventionnelle au plasma augmente encore largement la furtivité, au prix d'une accélération beaucoup plus faible.

Les pirates utilisent souvent des tactiques d'approche en en estimant les capacités de leur cible pour éteindre leurs distorseurs et passer en plasma lorsqu'ils risqueraient d'être détectables. Avant cela, ils évitent d'effectuer une approche directe, afin de ne pas être prévisibles et donc détectables plus facilement. Ils utilisent aussi souvent le champ gravitationnel des objets massifs pour rendre leurs moteurs invisibles sur ce fond agité d'ondes gravitationnelles. De même, certains points de saut, situés près d'une géante gazeuse, peuvent être utilisés de manière discrète, la signature de saut étant étouffée par celle de la planète proche. Même un champ d'astéroïdes peut dissimuler, non un saut, mais un petit astronef sous distorsion.

a contrario, les senseurs d'un navire de guerre seront généralement capables de détecter la même cible à une portée pouvant aller de 2 à 10 fois celle de leurs homologues civils, et leurs ordinateurs repéreront plus facilement une signature sur un fond, qu'il soit gravitationnel, radar ou visuel.

Ceci, combiné avec les trajectoires d'interception en accélération-décélération utilisées par les navires, entraîne des combats spatiaux étendus se déroulant sur des heures, voire des jours, et dans lesquels la détection est aussi fondamentale que dans la guerre sous-marine.

Ordinateurs

La puissance informatique permet à l'équipage d'un navire de gérer la complexité de son fonctionnement. Entre le feu nucléaire qui lui donne son énergie, les calculs de trajectoire, le maintien du support-vie, l'exploitation de multiples senseurs et la gestion des armements en cas de combat, leur puissance est mise à rude épreuve.

Armement

Beaucoup de navires sont armés, ne fut-ce que défensivement.

Généralement, les simples cargos disposent d'une batterie de missiles à long rayon d'action leur permettant de détruire (têtes explosives, voire nucléaires), de neutraliser (EMP et plasma) ou de ralentir (mines à interférence) un pirate longtemps avant une interception, ainsi que de tourelles de flak peu coûteuses contre les chasseurs et les missiles. Ces armements sont conçus comme des expédients de dissuasion ou de dernier recours.

Les appareils militaires ont un armement basé sur les lasers, l'EMP, les armes à projectiles et les missiles guidés. A longue distance, des missiles intelligents à sous-munitions multiples et des drones armés, tous capables d'accélérer à plusieurs G, voire à une dizaine de G, forment la projection de force. Les engagements à distance intermédiaire emploient des armes à énergie, leur propagation à la vitesse de la lumière permettant une visée précise à des milliers de kilomètres. Enfin, à courte distance, les armes privilégiées sont les canons à aiguilles métalliques ou les missiles. Les armes à fragmentation et à souffle visent à affaiblir les boucliers, tandis que les armes à aiguilles et les charges creuses portent les dégâts au cœur de la cible.

Certains navires possèdent une épine dorsale, ou canon spinal, armement à énergie fixe de grande taille intégré dans la structure du navire et pointé avec le mouvement de celui-ci.